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dc.contributor.authorHAMADENE, KARIM-
dc.date.accessioned2019-12-03T10:56:51Z-
dc.date.available2019-12-03T10:56:51Z-
dc.date.issued2007-06-15-
dc.identifier.urihttps://ds.univ-oran2.dz:8443/jspui/handle/123456789/2044-
dc.description.abstractIl s’agit de réfléchir sur l’espace tel qu’il est figuré dans le roman (espace référentiel) et sur la parole qui le prend en charge, le signifiant qui l'exprime. L’espace et le temps, dans ce roman, révèlent un lexique significatif tel que : guerre, violence, errance, imprécision, circularité, incompréhension, désorganisation, dualité, pluralité, ambiguïté, crise, révolte s’imposerait sans nul doute. Leurs niveaux de chevauchement s’imbriquent, entre réel et imaginaire. Ce dernier leur imprime toutes sortes d’anormalités et les revêt de philosophie nouvelle, les tirant hors de l’objectivité et de la neutralité. Dire l’espace et le temps engendre des effets étonnants. C’est alors la conception du temps qui est mise en cause dans la rencontre des cultures; l’écrivain voit alors se réduire les possibilités de jouer avec les temporalités et de les comparer. Au niveau de l’espace, là aussi l’unité du sens est cassée. A partir de quoi, l’auteur édifie un espace caractérisé notamment par le jeu des contrastes tels que: fermé/ouvert; même/autre, ici/ailleurs, haut/bas, gauche/ droite, gardé/non gardé, opulence/misère, écriture/absence d’écriture, lecture/absence de lecture…L’appartenance au temps paraît ici comme passage, dérive continue, soutenue par la conviction d’appartenir à un ailleurs où le temps est autre, où l’espace est autre, et n’est pas soumis à des repères contraints. Alors, la quête de l’être se glisse dans un autre temps, un autre espace c'est-à-dire dans une autre dimension, une autre écriture réorganisée par un être troublé qui se dit pour pouvoir dire tout le mal qui le ronge. Ensuite tout au long du récit nous nous apercevons que le «Je» le «tu» et le «il» se chevauchent mutuellement, en formant un inabordable concept. Le «nous» apparaît lui aussi dans le texte et se révèle être un moi parlant de lui-même et à lui-même. Décidément, c’est l’émergence fréquente du «je», tour à tour lui-même et un autre, une autre forme de dépossession, qui organise le récit, contre ses divisions internes, exprimées d’un côté par l’invasion du «je» par le «tu», duel problématique et de l’autre, par l’épreuve de repli et d’objectivation, introduite par le «il», rendant le «je» étranger à lui-même, se changeant continuellement et se transposant de l’autre côté. 119 Le texte s’alimente de ces diverses fractions qui composent l’être. S’y inscrivent les étapes de son histoire intérieure et les différentes strates qui le structurent. Dans ce périple, de son passé, ce retour à soi et, sur soi qu’engage Zouzou, le langage en action se fait en discours monologique. L’écriture est le lieu où «la voix est souvenance»120. Quant à la parole du narrateur personnage elle paraît se dégager peu à peu des attaches de la forme écrite pour éclater dans une dynamique et une immédiateté propre à l’énonciation en acte. On est alors à l’écoute de cette voix qui se dit, se raconte et s’interroge plusieurs fois dans le texte, témoigne et dénonce. Le langage, par sa construction proche de la langue parlée, cherche à se faire parole vivante, à restituer une immédiateté de la langue et un rapport physique au verbal. Le «Je» s’écrit et s’écrie à voix haute dans «une pulsion organique»121. Tel que, le texte se prête non seulement au regard comme tableau où les mots livrent les couleurs de l’être qui les écrit mais retentit aussi de l’écho de sa voix, de sa respiration et de son souffle, de tout son corps. A ce niveau nous pouvons avancer à la suite de Philippe Sollers, que le «je» qui naît alors dans le langage est celui, non pas de l’individu, mais du langage lui-même devenu autre et qui fête son recouvrement dans l’apparence. C’est pourquoi il peut avoir maintes fonctions, c'est-à-dire à être à la fois sujet et objet, poète, acteur et spectateur. Ses différentes formes témoignent donc du mouvement de l’écriture que nous avons défini comme le retour du même différent. Le «je» se dit d’abord dans ses parties caractéristiques, dans son corps scindé, habité par le langage qui le compose; il s’affirme alors en un créateur qui agit d’abord par le besoin de dire et ensuite et surtout de se dire. Dans le « LE PASSEPORT » la fiction permet de s’affranchir des lois du temps neutre. Ce jeu avec le temps est démultiplié par les confrontations de temporalités diverses et imprécises. Celles-ci nous signalent qu’on ne saurait examiner la question du temps dans ses écrits en dehors d’une référence à la dimension spatiale et aussi à la situation de l’écrivain. 120 Amrouche, Jean, P55 121 Gontard, Marc, Le Moi étrange, littérature marocaine de langue française, L’Harmattan, Paris, 1993, P37 120 L’auteur a crée son personnage narrateur central pour le faire retourner dans son espace familial, ancestral, espace du conflit par excellence ou il découvre à son grand étonnement la guerre et la violence. Phénomène nouveau pour lui et l’errance est douloureuse. Espace du conflit idéologique et identitaire pour lui, qu’il voudrait dépasser, transcender pour un ailleurs réconfortant. Par l’écriture il témoigne et dénonce au monde entier le conflit. Par l’écriture, Il conserve des traces. La tension est tellement forte, tellement insupportable que la seule solution possible pour y échapper, face à ce mur d’incompréhension humaine dans cet espace du conflit grandissant qui ne s’ébranle jamais est la fuite, le retour dans l’espace de naissance.en_US
dc.language.isofren_US
dc.publisheruniversité oran2 mohamed ben ahmeden_US
dc.title« ERRANCE ET DOUBLE IDENTITE » DANS LE ROMAN « LE PASSEPORT »en_US
dc.typeThesisen_US
dc.number.totalPage145en_US
Collection(s) :Magister français

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